Vous aimez les idoles japonaises ? Les histoires de yakuzas vous fascinent ? Et si l'on vous disait qu'il existe un anime regroupant ces deux univers complètement antagonistes ? Ça vous laisse pantois(e) ? Ça vous fait rêver (... ou pas) ? Chères lectrices, chers lecteurs, il est grand temps pour nous de revenir sur le phénomène Back Street Girls - Gokudolls !



Des costards/chemises aux robes kawaii


Kentarô, Ryô et Kazuhiko font tous les trois partie du clan Inugane, auquel ils ont juré engagement et loyauté. Mais, leur destin bascule le jour où ils commettent une grave erreur lors d'une mission de haute importance, qui échoue lamentablement.


Aux yeux de Kimanjirô Inugane, leur patron, la mort est une sentence bien trop douce pour nos trois protagonistes qui, en guise de rédemption, vont être contraints de se rendre en Thaïlande pour changer de sexe, et ce, en vue de devenir... des idoles...


Si Kentarô, Ryô, et Kazuhiko ne se révèlent plus d'aucune utilité au clan, leur alter-ego Airi, Mari et Chika sont quant à elles vouées à un avenir prometteur au sein de ce petit business lucratif mis en place par leur chef/producteur Inugane.


Les Gokudols vont ainsi devoir se faire à leur nouvelle identité, et enfouir au plus profond d'elles leur sombre passé de yakuzas, afin de conquérir le cœur de leurs fans assoiffés de mignonnerie, de chansons et de chorégraphies enjouées et entraînantes.


Mais, chassez le naturel, il revient au galop... enfin... au micro...


 Du manga à l'anime...



 

Diffusé pour la première fois au Japon durant l'été 2018 sur les chaînes MBS, BS11, et Tokyo MX, puis en streaming sur Netflix en décembre de la même année, l'anime, qui comprend dix épisodes d'une durée de vingt minutes environ, est réalisé par Chiaki Kon, scénarisé par Susumu Yamakawa, et produit par les studios d'animation J.C STAFF.


Il tire son origine d'un manga intitulé tout simplement Back Street Girls, et signé Jasmine Gyuh. Publlié entre 2015 et 2018 dans l'hebdomadaire japonais Young Magazine, l’œuvre sera également éditée en douze tomes chez Kodansha. En France, cinq tomes sont déjà parus aux éditions Soleil.


 

... En passant par le film live et le drama




Mais le succès de nos yakuzas/idoles ne se limite pas à une version anime, puisque depuis février dernier, le public japonais s'est notamment vu offrir un film puis un drama inspirés de l’œuvre originale !

Sorti le 8 février 2019, le film live Back Street Girls - Gokudolls, produit par le studio Tôei, réalisé par Keinosuke Hara, et scénarisé par Hidehiro Itô et Shoichirô Matsumoto, met en scène les scènes cultes du manga. Natsumi Okamoto, Ruka Matsuda et Akane Sakanoue, qui incarnent respectivement Airi, Mari et Chika, se sont même prêtées au jeu des Gokudols, et ont sorti leur premier album intitulé 『IDOL Kills』, qui comprend des titres phares du film.


Voici un petit avant-goût avec la chanson "Koishite Aishite Yashinatte" :


A noter que l'adaptation en drama bénéficie des mêmes réalisateurs et scénaristes, ainsi que du même casting ! Diffusée depuis le 18 février 2019 en troisième partie de soirée sur les chaînes japonaises MBS et TBS, dans le cadre du programme Dramaism, la série comportera 6 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun.


 

Conclusion :


Teinté d'humour noir, Back Street Girls - Gokudolls nous plonge dans un univers tordu, absurde, et quasi schizophrénique, au sein duquel yakuzas et idoles ne font qu'un. Qu'on adhère ou non au concept, une chose est sûre : cette œuvre ne laissera personne indifférent (et indemme...) ! Entre le manga et ses trois adaptations (anime, film live et drama), vous avez l'embarras du choix. Alors, vous laisserez-vous tenter par les Gokudolls ?


 

Marine Renaud